C’est toujours un peu le même cirque quand on y repense. On passe des jours et des nuits enfermé là-dedans, entre les murs blancs de l’hôpital, avec ce bruit de fond qui s’arrête jamais, les chariots qui grincent dans le couloir, les lumières qui vous flinguent les yeux et ces bips-bips de machines qui finissent par vous trotter dans la tête même quand vous essayez de dormir. Et puis, d’un coup, sans crier gare, le médecin passe faire sa ronde et il lâche la phrase que vous attendiez plus : « Bon, c’est bon pour aujourd’hui, vous pouvez rentrer ». Là, c’est l’explosion, le soulagement total, on a juste une envie c’est de s’enfuir en courant. Enfin, en courant, c’est une image, parce que la réalité elle vous rattrape bien vite à la sortie de l’ascenseur : comment je fais pour rentrer ? Est-ce que je vais devoir poireauter trois plombes dans le hall avec ma valise sur les genoux alors que je tiens plus debout ? Et la voiture, est-ce qu’elle va pas me briser en deux au premier dos-d’âne sur le chemin ?
Chez nous, à Taxi du Lys, les sorties d’hosto c’est notre pain quotidien mais je vous jure qu’on le prend jamais comme une routine. On sait trop bien que c’est un moment où on est à fleur de peau, un peu entre deux mondes. On n’est plus vraiment un patient mais on n’est pas encore tout à fait le « soi-même » d’avant. Alors on met tout ce qu’on a pour que ce trajet entre le CHU et votre canapé, ce soit pas une épreuve de plus, mais une vraie transition tranquille.
L’attente dans le hall de sortie : ce truc qui vous bouffe le moral
Faut pas se raconter de salades, une sortie de soins c’est jamais réglé en cinq minutes comme à la poste. Il manque toujours un tampon sur un papier, l’ordonnance est encore dans l’imprimante du bureau d’à côté, ou l’infirmière doit passer faire une toute dernière vérification de tension. On le voit bien, vous trépignez sur votre lit avec votre sac bouclé depuis 7h du matin. C’est pour ça qu’on fait pas les robots avec un chronomètre à la place du cœur. Si vous nous appelez pour une sortie, on va pas commencer à vous mettre la pression. Je vais pas vous dire « je suis là à 14h00 et si vous n’êtes pas sur le trottoir je file faire une autre course ». Ça, c’est pas notre façon de bosser.
On discute, on s’adapte, on reste souple. On sait que si vous sortez de Robert-Debré ou de la clinique, il peut y avoir un imprévu de dernière minute, une signature qui manque. Notre truc à nous, c’est la flexibilité. On préfère décaler un peu, s’appeler dix fois s’il le faut, plutôt que de vous imaginer en train de stresser dans votre chambre alors que vous devriez juste être content de partir. Rien n’est plus crevant que de sentir que son chauffeur s’impatiente alors qu’on galère déjà assez avec ses béquilles pour descendre les trois étages.
Le trajet en lui-même : faut que ça glisse comme sur un nuage
Une fois que les portes automatiques de l’hosto s’ouvrent, monter dans le taxi c’est votre première vraie bouffée d’oxygène, le premier truc qui ressemble enfin à la vraie vie. Mais bon, faut être honnête, après avoir passé trois ou quatre jours allongé sans bouger, votre corps il encaisse plus les chocs. Le moindre virage un peu serré ou un coup de frein un peu sec au feu rouge sur le boulevard de la Paix, ça peut vite devenir une petite torture pour vos points de suture ou votre dos.
C’est là qu’on voit tout de suite si le chauffeur il connaît son métier ou s’il transporte juste des valises. On conduit pas quelqu’un qui sort d’opération comme on conduit un touriste pressé d’aller à la gare. Moi j’appelle ça la « conduite de velours ». On anticipe tout ce qui se passe devant. On évite ces coups d’accélérateur brutaux qui donnent le tournis, on prend les ronds-points comme si on avait de la porcelaine fine sur le siège arrière. On veut que vous soyez dans un cocon, tout simplement. On règle le chauffage parce qu’on sait qu’en sortant on a souvent des petits frissons, on met un peu de radio très bas ou on reste dans le silence le plus complet si c’est ce qu’il vous faut pour fermer les yeux deux minutes. C’est souvent là, en voyant la Cathédrale au loin ou les rues de votre propre quartier, que je vois mes passagers lâcher un vrai grand soupir de soulagement.
On ne vous lâche pas sur le trottoir comme un paquet de livraison
Pour nous chez Taxi du Lys, c’est impensable de s’arrêter au bord de la route et de vous dire « et voilà, bonne chance pour la suite ». On vous laisse pas là avec votre sac, vos fleurs un peu fanées et vos dossiers sous le bras alors que vous avez les jambes en coton. Notre engagement c’est d’aller jusqu’au bout, au pied du lit s’il le faut.
On descend, on vous ouvre la porte, on vous aide à sortir du siège sans vous brusquer. On porte les bagages jusqu’à votre palier, on attend patiemment que vous ayez retrouvé vos clés au fond de votre sac — ce qui est toujours un moment de grand stress quand on rentre chez soi après une absence. On s’assure que vous êtes bien rentré, que vous êtes bien installé dans votre fauteuil. C’est peut-être un détail pour certains mais pour quelqu’un qui vit seul ou qui a été bien secoué par une opération, c’est une sécurité immense. On traite les gens comme on voudrait que nos propres parents soient traités par un inconnu, c’est aussi simple que ça. L’humain, ça passera toujours avant le compteur kilométrique.
Le casse-tête du bon de transport : on gère le bazar administratif
Et puis il y a toujours cette fameuse histoire de paperasse qui gâche la fête. Le bon de transport de sortie, le truc qu’on oublie toujours de réclamer dans l’émotion du départ parce qu’on a la tête ailleurs. Ou alors on sait pas trop si on a le droit au taxi conventionné pour le retour. On est là pour vous aider, pas pour vous faire un cours de droit social. On connaît les rouages de la CPAM de la Marne par cœur, on sait comment ils fonctionnent.
Si vous avez un doute, on regarde ça ensemble tranquillement. On vérifie que tout est signé, que le tampon est au bon endroit pour que vous n’ayez pas à sortir un seul centime de votre poche. On veut que l’administratif ce soit vraiment le dernier de vos soucis quand vous franchissez enfin votre seuil de porte. On gère tout, de la facture à la télétransmission avec la caisse. Votre seul et unique boulot à vous, c’est juste de vous poser, de vous faire un petit café et de vous reposer enfin dans vos propres draps, avec vos propres oreillers.
On est vraiment fiers d’être ce petit moment de calme, cette parenthèse entre le chaos de l’hôpital et la tranquillité retrouvée de la maison. La route de la guérison elle est parfois encore un peu longue derrière, mais le trajet du retour, lui, il doit être absolument nickel. Chez Taxi du Lys, on vous attend à la sortie avec le sourire et toute la bienveillance qu’il faut. On s’organise pour votre prochain retour à la maison ? On s’occupe de la route, vous vous occupez de vous, et tout ira bien.